Ralentissez !

panneau-30Notre quartier a maintenant 2 rues limitées à 30km/h, les rues Latesta et des Orangers.

C’est un début, merci à la Mairie de nous avoir écoutés.

Le 30km/h en ville, c’est la vitesse à laquelle un automobiliste redevient un citoyen respectueux de son environnement et des autres.

Le 30km/h en ville, c’est la sécurité pour les enfants qui vont à l’école et pour les cyclistes,  c’est le bruit qui diminue fortement, et c’est aussi beaucoup moins de gaz nocifs répandus.

Il faut que nous soyons les premiers à respecter cette limitation.

Merci et n’hésitez pas à sensibiliser autour de vous.

Agora 2014 – Caudéran demain – Compte-rendu conférence du 12 septembre 2014

Nous vous proposons ce compte-rendu de la Conférence du 12 Septembre 2014 au Hangar 14, Espace public et paysage – Caudéran demain, dans le cadre de AGORA 2014.
AVERTISSEMENT : Ce compte-rendu a été rédigé par nos adhérents. Il n’est pas validé par les auteurs. Néanmoins, il se veut  le plus fidèle possible aux interventions.

Présentation de Mr LOTHAIRE, Maire-Adjoint de Bordeaux chargé du quartier de CAUDERAN :

CAUDERAN grand quartier de la ville de BORDEAUX, de 43000 habitants qui s’étend sur 740 hectares et qui grandit au rythme de 1000 habitants tous les ans.
CAUDERAN un peu oublié, laissé à l’abandon jusqu’à ce jour et désormais pris en charge à la demande de  Mr JUPPE par une équipe composée de Mme ELIASSON (architecte urbaniste) et de Mr CORAJOUD (architecte paysagiste).
Petit rappel des derniers projets : la Médiathèque des Pins Francs dont le lauréat vient d’être choisi, le Skate Park de Stéhélin, et la rue Dauphine choisie pour être l’exemple de rue partagée.

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Intervention de Mme ELIASSON et de Mr CORAJOUD  :

« Ayant pris connaissance de l’intérêt porté par les Caudéranais à leur quartier et de leur méfiance a tout changement, nous avons décidé, plutôt que d’étudier des projets depuis nos bureaux parisiens, de venir sur place pour rencontrer les gens au cours de « ballades urbaines » et faire en sorte que le projet soit fait par les Caudéranais. Nous avons constaté que la périphérie de Bordeaux vit sans loi, sans règle : c’est un vrai bordel (dixit Corajoud) et Caudéran n’a pas échappé à cet urbanisme sauvage. Il faut aujourd’hui optimiser pour éviter les situations de conflit. Faisons de CAUDERAN LA VILLE NATURE A COTE DE LA VILLE DE PIERRE.

Une première étude nous permet globalement de discerner sur Caudéran quatre types de secteur :

  • LE SECTEUR PAVILLONNAIRE, un secteur à protéger. Ces parcelles se caractérisent par une clôture et un jardin en façade. Du point de vue visuel ces clôtures ont une grande importance. Le Caudéranais se promène peu, il n’a pas de vie collective. Si les gens s’intéressent à planter pour un paysage plus agréable, cela devrait aider pour faire sortir les gens de chez eux. Du point de vue des immeubles, il faut limiter la hauteur à R+1 pour faire des quartiers bas. Il faut conserver ces sites.
  • LE SECTEUR COLLECTIF. Il faut, dans la mesure du possible, regrouper le collectif dans des zones en conservant autour des immeubles des parcs avec de grands arbres pour laisser une impression de verdure plutôt que de béton. On peut imaginer d’installer des jardinières sur les balcons des immeubles avec un robinet pour offrir à la vue des façades fleuries ce qui serait plus agréable. A chacun bien sûr de garnir selon ses envies et selon son portefeuille, la communauté ne pouvant pas tout prendre en charge. Ce secteur malgré tout est utile au développement de Caudéran car un quartier qui n’évolue pas, est un quartier qui meurt.
  • LE SECTEUR DES ECHOPPES. Je les compare dit Mr CORAJOUD à des bonbons fourrés : dur devant et doux dedans. Ces maisons typiquement bordelaises sont des constructions en pierre de plain-pied à développement en profondeur avec jardin. Elles sont souvent situées près des boulevards.
  • LE SECTEUR MIXTE. C’est le plus important et le plus difficile à traiter. Ce sont des endroits beaucoup plus denses, où les façades se succèdent et dans lesquels le paysage est absent. Ce secteur est essentiellement présent le long des grands axes avec une succession d’immeubles et de commerces.

Pour terminer nous dirons quelques mots sur l’évolution possible des secteurs.

  • INDIVIDUEL. Beaucoup de parcelles se situent entre 800 et 1000 m2, on peut donc envisager un partage de ces parcelles pour des constructions basses en accord avec le paysage. Il y a du potentiel.  Le problème est différent pour les parcelles de 2 à 3000 m2. Elles attirent la convoitise des promoteurs, qui ne cherchent que le profit sans se soucier du voisinage et de l’ensemble paysager et immobilier du secteur. Dans la majorité des cas, ces transactions entraînent des débats importants. Sur ces parcelles on peut envisager un individuel rapproché c’est à dire des maisons plus rapprochées avec jardin mais sans parking souterrain dont le coût est important.
  • COLLECTIF. Sur le peu de place qui reste à Caudéran on peut construire du collectif de qualité. On peut aussi imaginer d’autres formes d’immobilier comme par exemple la villa urbaine. Il s’agit d’appartements collectifs avec une idée d’individuel.
  • ESPACES PUBLICS. Ces endroits ne sont pas connus à Caudéran et peu développés (exemple Stéhélin). A l’étude, une amélioration de la gare de Caudéran avec construction d’une passerelle piétonne conduisant à un bel espace vert. La rue également peut devenir un espace public.

Dans les rues de Caudéran, les trottoirs sont en mauvais état et les voitures stationnent dessus. On peut donc essayer de supprimer ces trottoirs et réduire par exemple la vitesse des véhicules à 20 km/h.
Un exemple va être proposé aux Caudéranais et nous vous donnons rendez-vous le Samedi 11 Octobre 2014 Rue Dauphine. »

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